Ah, le printemps… une période où la fantaisie d’un jeune homme se tourne légèrement vers des pensées d’amour… et où des analystes respectés du marché immobilier expriment un optimisme prudent…

Par exemple, voici Louis D. qui exprime un optimisme prudent :

On s’attend à une demande de logements légèrement plus forte et à un niveau assez égal de saisies entrant dans le pipeline des stocks avant de s’atténuer en 2021. « Nous nous attendons à ce que les ventes (à ce sujet voir notre article sur vente au enchere immobilier ) de logements en difficulté représentent 30 à 40 % des transactions pour le reste de l’année », a-t-il déclaré.

 

On prévoit également une amélioration de la demande de logements, mais avec une hausse des saisies plus tard en 2020 avant de s’atténuer en 2021. Selon lui, les prix des logements (voir notre article sur l’ OPAC ) pourraient faiblir cette année. « Le crash immobilier est terminé – ou presque. Nous sommes maintenant près du fond », a-t-il déclaré. « Il n’y aura pas de croissance réelle des prix. Il n’est pas certain que les prix des logements faiblissent, mais il faudra encore deux ans pour écouler les stocks excédentaires de logements au rythme actuel des ventes. Bien sûr, si la demande reprend, il faudrait moins de temps pour que les prix augmentent », a-t-il dit.

 

« Les crédits d’impôt pour les acheteurs de maisons ont clairement fait leur travail et ont fait revenir les gens sur le marché ».

Avec l’expiration des crédits d’impôt en avril, un économiste a déclaré que l’élan du logement est porté par les faibles taux d’intérêt, les formations de ménages refoulées, la stabilisation des prix et la croissance bourgeonnante de l’emploi.

 

La raison de s’attendre à ce résultat relativement bénin est que, malgré les fluctuations à court terme de l’activité de vente, les fondamentaux sous-jacents des marchés du logement s’améliorent régulièrement. Le rapport sur le marché de l’emploi pour le mois d’avril a montré une augmentation des salaires non agricoles de 290 000, la plus grande nouvelle embauche en quatre ans. Alors que les travailleurs temporaires du recensement ont représenté 66 000 emplois, la masse salariale privée a affiché un gain respectable de 231 000. L’autre chiffre phare du rapport – le taux de chômage – a donné le change en augmentant de deux dixièmes, à 9,9 %. Quelque peu paradoxalement, cette hausse est due à l’amélioration des conditions du marché du travail, qui a permis à plus de 800 000 demandeurs d’emploi de réintégrer la population active. Une mesure plus large de l’emploi qui n’est pas affectée par les changements dans la participation à la population active, le ratio emploi/population, a augmenté de deux dixièmes de pour cent. Dans l’ensemble, les tendances du marché du travail semblent bien meilleures qu’il y a quelques mois. Une croissance plus robuste de l’emploi et les revenus qui en découlent devraient contribuer directement à la reprise du marché du logement, et auront probablement aussi d’autres effets indirects en renforçant la confiance des ménages.

 

Et nous avons des données très encourageantes du département du Commerce et d’autres.

Alors, pourquoi une peur sans nom me parcourt-elle l’échine ? Est-ce juste une sorte de Bourriquet-ite ? Peut-être que, tel un vampire, lorsque le soleil brille et que les oiseaux chantent, je dois me retirer dans le froid de la tombe. Ouais, j’ai probablement besoin de plus de vitamine D….

Néanmoins, j’ai un mauvais pressentiment sur le marché immobilier, à cause de données que les économistes regardent rarement. Cela fait probablement qu’ils ont raison et que j’ai tort (et bon sang, j’adorerais avoir tort sur ce point), mais bon, c’est un blog, alors… que diable.

 

« Nous sommes tous des subprimes maintenant »

Le premier signe de morosité vient de données économiques réelles, alors peut-être qu’il y a quelque chose à craindre ici.

Selon un reportage, il y a des choses étonnantes à prendre en compte :

Les saisies FHA sont en forte hausse. Le taux fixe Prime est désormais le problème clé. La délinquance et la forclusion du T1/2010 pour les prêts prime est un nouveau record. Plus de 1 prêt fixe prime sur 10 est maintenant en grave délinquance (90+ jours) ou en forclusion. Nous ne parlons pas ici de prêts subprime sans doc, ou d’ARM farfelus à intérêt unique. Nous parlons de prêts fixes prime, le socle conservateur des hypothèques fixes sur 30 ans.

Un certain nombre d’analystes plus positifs sur le marché immobilier ont cité les crédits d’impôt (qui ont expiré maintenant) comme une raison de stimuler la demande. Je me suis toujours demandé si les gens qui n’auraient pas pris des prêts hypothécaires de 300K € sur trois cent soixante mois, si ce n’était pas un crédit d’impôt unique de 8000 €, était vraiment la meilleure idée du monde.

Eh bien, il me semble que nous pourrons le découvrir assez tôt.