Ce que COVID-19 pourrait signifier pour le marché du logement et les primo-accédants 

##MD##Au niveau mondial, l’activité économique est entrée dans un état semi-gelé, et le marché immobilier français ne fait pas exception. Depuis que les mesures de verrouillage COVID-19 ont été introduites, le volume des transactions immobilières a considérablement diminué et est, de fait, gelé. ##/MD#
 

Au niveau mondial, l’activité économique est entrée dans un état semi-gelé, et le marché immobilier français ne fait pas exception. Depuis que les mesures de verrouillage COVID-19 ont été introduites, le volume des transactions immobilières a considérablement diminué et est, de fait, gelé. Cette situation n’est toutefois pas permanente. La question reste donc de savoir ce qu’il adviendra du marché lorsque les conditions commenceront à se détendre. Quel type de reprise verrons-nous, combien de temps cela prendra-t-il, et qu’est-ce que cela signifie pour l’accessibilité financière des primo-accédants ?

 

Le marché du logement en période difficile

Les conditions de marché à court terme sont incontestablement difficiles, car toute activité économique et sociale est mise en veilleuse. Une étude a prévu une baisse de 13 % des prix des logements, ce qui réduirait la valeur moyenne des maisons (voir notre article sur l’organisme opac ) de 30 000 €. Ce tableau est bien sûr très variable selon les régions, et certaines zones seront touchées beaucoup plus fortement que d’autres. En particulier, les régions où l’activité économique est particulièrement limitée par les mesures de verrouillage sont susceptibles de prendre un coup économique plus important.

Le chiffre de 13% n’est cependant pas la seule prévision. Un cabinet de conseil immobilier a prévu des baisses de seulement 3% sur la même période. Il semble qu’une certaine baisse des prix soit inévitable, compte tenu de la situation, mais, pour de nombreux experts, on ne s’attend pas à un effondrement total et pourrait bien n’être que très modeste.

 

Cette situation actuelle du marché immobilier fait suite à une année 2019 quelque peu plate. Les disparités entre les attentes des acheteurs et des vendeurs ont entraîné une rotation lente et une réduction des volumes de transactions. Cela dit, la première période de la nouvelle année avait montré une augmentation encourageante de l’optimisme du marché, les prix des maisons indiquant une sorte de reprise au cours des deux premiers mois. Il y a donc un certain espoir que les conditions en dehors du coronavirus puissent encore être plus prometteuses.

 

La conséquence plus immédiate, et évidente, est cependant tout simplement la chute importante de l’activité du marché immobilier. Les mesures de distanciation sociale et de verrouillage prises par le gouvernement signifient que les visites sont effectivement interdites, sauf dans les cas les plus essentiels. Il y a eu une certaine évolution vers les visites en ligne, mais il est clair que les acheteurs sont susceptibles d’être plus prudents sans une évaluation physique complète. En outre, les mesures de verrouillage signifient que les déménagements sont également interdits, et de nombreux déménagements potentiels auront été mis en attente. 

 

La confiance des acheteurs est également affectée. Les mesures de blocage signifient une réduction des revenus pour beaucoup et la perspective de certaines pertes d’emploi. Cela affectera la volonté des acheteurs de s’engager dans des achats immobiliers ainsi que les taux d’approbation des prêts (découvrez d’ailleurs comment faire un bon calcul pret immobilier ) hypothécaires. Malheureusement, cette situation aura probablement des conséquences même après la levée des mesures de blocage, car les effets d’entraînement économiques se poursuivent. On peut toutefois espérer que celles-ci soient relativement brèves.

 

L’effet plus général de cette situation de crise concerne le sentiment du marché. En raison des conséquences physiques et financières directes de la crise, les acheteurs et les vendeurs sont confrontés à une capacité d’action restreinte sur le marché immobilier. Dans un sens plus général également, un sentiment de prudence est possible en raison de l’incertitude économique de la situation actuelle.

 

Cause d’optimisme ?

Malgré ces circonstances incontestablement difficiles, les agents immobiliers et ceux qui cherchent à acheter et à vendre des biens immobiliers (découvrez la solution : investissement locatif sans apport ) ne doivent pas désespérer. La brève poussée d’optimisme du marché des premiers mois de 2020 indique que les facteurs sous-jacents sont encore assez forts et que beaucoup espèrent que la crise sera effectivement un gel à court terme plutôt que le début de quelque chose de bien pire.

 

Il est clair que le gouvernement ne veut pas voir un effondrement significatif, notamment parce que le marché du logement a été l’une des ressources solides de l’économie au cours des dernières décennies.

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